Municipales 2026 : "Évreux en mouvement" veut siffler la fin du match pour Guy Lefrand - ici Normandie

Municipales 2026 : “Évreux en mouvement” veut siffler la fin du match pour Guy Lefrand

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Édouard Baude, Djibril Saar, Samuel Brigantino, Eddy Desgrouas et André Rostol ont animé le débat d’Évreux en mouvement © Radio France - Laurent Philippot

Laurent Philippot

Publié le jeudi 5 juin 2025 à 11:39

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“Évreux en mouvement” a organisé ce mercredi soir son premier débat public, retransmis en direct sur les réseaux sociaux. Le collectif entend dresser le bilan des années Lefrand et peser dans la campagne des élections municipales.

Une vingtaine de personnes a assisté ce mercredi soir, sur invitation, au premier débat public d’Évreux en mouvement, également retransmis en direct sur les réseaux sociaux. À la tribune, Samuel Brigantino, le patron de Glass Express et président de l’EFC 27, Édouard Baude, Eddy Desgrouas, membre de l’actuelle majorité de Guy Lefrand, André Rostol, président de l’ALM Évreux Basket de 2011 à 2019 et Djibril Saar, chauffeur de bus et préparateur mental.

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“Évreux en mouvement, c’est des gens qui se rassemblent en mouvement participatif avec des Ébroïciens de tous bords. Il n’y a pas de parti politique. On essaie vraiment d’ouvrir la parole, d’ouvrir le débat pour construire ce qui pourrait être potentiellement demain l’avenir d’Évreux et faire un constat de situation. Est-ce que les six dernières années ont convenu à tout le monde ? Est-ce qu’on est prêt à repartir ou est ce qu’on veut changer les choses ?", explique Samuel Brigantino.  Le président de l’EFC 27 met en avant une volonté de rassembler, en recueillant la parole de la population.

Sécurité, commerces et finances

Les organisateurs ont choisi trois thèmes pour ce premier débat : la sécurité, le commerce en centre-ville et la fiscalité. Il y a, selon Édouard Baude, rugbyman et candidat aux élections législatives de 2024, beaucoup à faire : “Aujourd’hui, quand vous traversez la ville, c’est une zone désertique. Il n’y a plus de commerces. Les pas de porte sont fermés. Les taxes et les impôts ne cessent d’augmenter, les services régressent”, tacle-t-il, dénonçant des investissements colossaux, prenant pour exemple les trente millions d’euros pour le futur centre aquatique.

Une alternative à la majorité actuelle

Samuel Brigantino l’assure : “Il n’y a pas de volonté de revanche” vis-à-vis de Guy Lefrand, “ce que je veux, c’est quelque chose qu’on fait bien”. Il pourra compter sur le soutien d’Eddy Desgrouas, actuel conseiller municipal de la majorité de Guy Lefrand : “Quand on m’oblige de voter une augmentation de CFE de 30 %  sur laquelle je ne suis pas d’accord, je ne peux pas rester dans cette situation-là. Ce sont des augmentations d’impôts. Ceux qui le voudront, je pense, nous rejoindront le moment venu s’ils le souhaitent. S’ils ne le souhaitent pas, ils resteront dans la majorité”, explique l’artisan.

“On n’a pas envie de laisser mourir Évreux”, abonde André Rostol, président de l’ALM Évreux Basket de 2011 à 2019, “on a envie d’avoir un maire avec qui on peut dialoguer, on peut discuter même si on n’est pas d’accord, même si on n’est pas du même bord. Aujourd’hui, avec lui [Guy Lefrand, NDLR], on ne peut pas échanger. On est d’accord avec lui, c’est bon. Si on n’est pas d’accord, c’est que vous êtes bon à rien. Je ne peux pas accepter ça”.

Samuel Brigantino candidat ?

Samuel Brigantino conduira-t-il une liste face au maire sortant ? “En tant que chef d’entreprise, mon rôle, c’est de faire briller les gens qui sont autour de moi. C’est grâce à ça qu’on arrive à faire évoluer les choses. Si je regarde sur les deux derniers mandats, sortez-moi une personne qui a brillé autour de Guy Lefrand. Vous n’avez personne. Tout le monde est parti. Si les gens partent, c’est qu’il y a un problème. Sinon, ils resteraient. Vous aurez des gens qui émergent, qui prennent des grandes responsabilités. Guy Lefrand fait fuir les gens et malheureusement, ça se ressent”.

Une équipe sans capitaine pour le moment. “Peut-être que dans un mois, dans deux mois, on va avoir un gros capitaine qui va sortir la tête de l’eau et qu’on va tous vouloir se rassembler. Nous, ce qu’on veut, c’est quelqu’un qui va nous rassembler. On essaie de faire émerger les gens, que les gens libèrent la parole, qu’ils n’aient pas peur", détaille Samuel Brigantino, “et après adviendra ce qui adviendra”.